Ordo Fratrum Minorum Capuccinorum

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updated 9:38 PM UTC, May 5, 2021

S.O.S. COVID-19 en Amazonie

En ce moment si délicat, notre peuple en Amazonie est lourdement et violemment affecté par la deuxième vague de COVID-19. Nous n’y sommes bien-sûr pas indifférents, nous écoutons leurs cris et regardons nos frères et sœurs avec miséricorde ; nous nous sentons en devoir de leur donner une réponse concrète, sans crainte, suscitée par le sentiment de fraternité, de manière immédiate et urgente, car les gens demandent de l’aide.

Nous vous présentons quelques projets réalisés par les frères capucins de la custodie d’Amazonie et Roraima, au Brésil.

À Manaus :

PROJET no 1 – « S.O.S. OXYGÈNE »

Notre curie, au nom de toute la custodie São José de Leonissa, est en train d’acheter et d’installer un mini-système d’oxygène, au service de toute la ville de Manaus et des villages voisins de l’intérieur des terres. En même temps, elle est en phase d’aquisition (avec l’aide des frères de Colombie) d’accumulateurs d’oxygène individuels, pour les innombrables personnes qui n’ont pas trouvé de place dans les hôpitaux : on y trouve des files d’attente de plus de 500 personnes, avant de pouvoir obtenir un lit et d’etre soigné du COVID-19.

PROJET no 2 – « A FOME DÓI » – La fraternité São Sebastião fournit des paniers alimentaires de base, du matériel d’hygiène, des médicaments et des vêtements pour les familles nécessiteuses du centre et de la périphérie de Manaus. Elle propose aussi des services d’écoute psychologique d’urgence et des entretiens franciscains dans les médias (avec des journalistes, des professionnels de la communication, des radios et télévisions pour diffuser une information fidèle à la vérité, au sujet de la justice, la paix et le soutien à la vie).

PROJET no 3 – « NOURRITURE À L’HÔPITAL » - La fraternité  São Lourenço de Bríndisi, avec ses jeunes post-novices, prépare au couvent la nourriture pour les agents de santé et leurs collaborateurs, servant des repas chauds dans les hôpitaux qui prennent en charge les patients du COVID, parce que dans le chaos et en raison de l’effondrement du système de santé publique, les professionnels souffrent eux aussi de la faim.

PROJET no 4 – « PAUVRES EN SILENCE » – Au Monastère de São Damião, les clarisses capucines donnent quotidiennement aux pauvres de la banlieue de paniers de base, avec des médicaments, du matériel d’hygiène, des remèdes confectionnés au monastère, des herbes médicinales, des semis à planter.

À Rorainópolis :

PROJET no 5 – « S.O.S. MIGRANTS »

La fraternité Divina Pastora fait face à la très grave crise migratoire qui s’est ajoutée à la pandémie, en faisant don de paniers alimentaires de base, de matériel d’hygiène personnelle, d’EPI (Equipement de Protection Individuelle), de transports pour l’alimention et de dépenses pour la régularisation administrative (Vénézuéliens et peuples indigènes). La crise des immigrants vénézuéliens (dont beaucoup sont indigènes) était déjà grave avant la pandémie. Actuellement, la frontière entre le Brésil et le Venezuela est fermée et pour la plupart d’entre eux, il n’y a aucune perspective de travail et de subsistance. La pandémie est venue aggraver ce qui était déjà critique. A Rorainópolis, aucun service pour le COVID n’est disponible ; toutefois, c’est la nourriture qui reste le besoin le plus pressant. Les aides d’État ont été interrompues et de nombreuses incertitudes planent toujours sur la vaccination. Il ne nous reste plus qu’à nous confier à Dieu et à faire ce que nous pouvons.

Dans le village de Belém do Solimões :

PROJET no 6 – « S.O.S. INDIENS »

La fraternité São Francisco de Assis fait face aux graves conséquences de la pandémie, en soutenant les jeunes indigènes par des bourses d’études, afin qu’ils n’abandonnent pas le beau parcours éducatif déjà entamé et encouragent également l’aviculture et l’agriculture familiale, pour pouvoir, en plus des cours professionnels, affronter la crise économique croissante.

Qui réalise et participe à ces projets ? Nos fraternités de la custodie d’Amazonie et Roraima au Brésil et les Clarisses, aidés de leurs divers collaborateurs laïcs, un bel et dense réseau de bénévoles.

Pour répondre à la question de savoir combien de personnes bénéficient de ces projets, il faut dire que, dans toutes nos fraternités, il est bien difficile de compter ; certainement, nous servons des milliers de familles qui sont dans le besoin en ce moment de grave urgence, et il est bon de se rappeler que notre service, en tant que capucins, est toujours matériel et spirituel, car chaque assiette de nourriture est accompagnée d’une parole évangélique d’amour et d’espérance et nous répondons toujours aux demandes de prière. Nous essayons de vivre comme Jésus, rien de plus, en annonçant et en vivant pour le Royaume.

Les frères mineurs capucins de la custodie d’Amazonie et Roraima, Brésil

Amazonie – Galerie de photos - https://flic.kr/s/aHsmU2E5Xi

Dernière modification le mercredi, 10 février 2021 15:54