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NOUVELLES,
le 12 mars |
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Notre session de travail de ce matin
comportait une conférence du fr. Luis Carlos Susin,
de la province de Rio Grande do Sul, au Brésil. Fr.
Luis Carlos a reçu un doctorat en théologie de la
Grégorienne après y avoir soutenu une thèse intitulée
: L’homme messianique. Introduction à la pensée
d’Emmanuel Levinas. Il enseign e
aujourd’hui la théologie à Porto Alegre et à l’Université
Catholique du Rio Grande do Sul. Membre du conseil
de rédaction de la revue Concilium, il est également
président de la SOTER (Société de Théologie et de
science des Religieuse). De plus, il a écrit plusieurs
livres et composé de nombreux chants liturgiques et
franciscains. C’est la parabole du Bon Samaritain
et la rencontre de François et du lépreux qui lui
ont servi d’exemples-sources pour proposer un modèle
de société inspiré de la minorité. Il a développé
sa pensée en 5 points principaux :
1. Diverses possibilités de service en faveur de la
promotion d’un monde nouveau et différent.
2. La minorité comme une relation de service plutôt
qu’une identité.
3. La minorité comme relation rendue nécessaire par
la rencontre d’autres mineurs.
4. Des rapports de service qui peuvent maintenir la
vision d’un nouveau monde possible.
5. La minorité à l’intérieur de la complexité de la
dialectique sociale : passer de la proximité à la
solidarité organisée sans diluer l’expérience fondatrice
de la minorité.
Le conférencier de l’après-midi était le fr. David
Couturier, vicaire de la province de New York-New
England. Son thème : Itinerarium in extremis : La
formation franciscaine et l’anthropologie de l’économie
fraternelle. David a été président de Franciscans
International et il est le directeur du Center for
Structural Conversion qu’il a fondé pour offrir aux
religieuses et aux religieux ainsi qu’aux organismes
sans but lucratif des services d’appui, de développement
et de consultation. David détient d’ailleurs un doctorat
en « Pastoral Counseling ». Il a commencé son intervention
par une sombre description de la souffrance et des
périls extrêmes que rencontrent les pauvres de notre
monde : c’est un monde in extremis de pauvreté et
de violence mondialisées. Il a décrit la pauvreté
comme un désordre structurel imposé par les riches
et qui crée une ex trême
vulnérabilité aux maladies, à la violence, aux crimes
et aux crises économiques. Pour en sortir, il faut
une conversion des structures. Dans un second temps,
il a décrit les éléments fondamentaux de l’anthropologie
de l’économie fraternelle : le créé et la fraternité
cosmique, la communion et la dépendance mutuelle comme
structures de base pour notre formation à la minorité
et à l’itinérance. Sa conclusion s’exprime ainsi :
« Face à cette violence et c ette
pauvreté globale nous avons proposé la minorité comme
une vertu sociale de compassion internationale et
l’itinérance comme un mouvement confiant et passionné
au-delà des frontières de langue, de classe, d’idéologie,
de sexe, d’orientation ou de caste de manière que
nous puissions vivre notre vocation à la communion
libre sans domination et sans appropriation ».
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