Message |
L’année prochaine, les fraternités séculières
en Suisse romande travailleront le thème de la minorité
: la minorité c’est mon choix. Je transmets les
titres du programme et le choix des textes bibliques
et franciscains que nous avons choisis.
Fr. Marcel Durrer
Rue St-François 10
CH-1890 St-Maurice
Tél. : ++41 (0)24 486 11 10
Fax. : ++ 41 (0)24 486 1 09
La minorité, c’est mon choix !
1. Etre mineur, le choix de contempler le Christ
serviteur
2. Etre mineur, le choix d’être soi
3. Etre mineur, le choix de vivre en frères et
sœurs mineurs
4. Etre mineur, le choix d’être soumis à toute
créature
5. Etre mineur, le choix de partager la pauvreté
de la condition humaine
Consignes
1. Lire en silence les deux textes
2. A quelles expériences ces textes vous rattachent-ils
? Vous font-ils penser ?
3. Partager et formuler des questions pour entrer
dans ces deux textes, éventuellement des pistes
d’actualisation. Les écrire ci-dessous :
1. Etre mineur, le choix de contempler le Christ
serviteur
Jn 13,1-17
1 Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que
son heure était venue, l'heure de passer de ce
monde au Père, lui, qui avait aimé les siens qui
sont dans le monde, les aima jusqu'à l'extrême.
2 Au cours d'un repas, alors que déjà le diable
avait jeté au coeur de Judas Iscarioth, fils de
Simon, la pensée de le livrer,
3 sachant que le Père a remis toutes choses entre
ses mains, qu'il est sorti de Dieu et qu'il va
vers Dieu,
4 Jésus se lève de table, dépose son vêtement
et prend un linge dont il se ceint.
5 Il verse ensuite de l'eau dans un bassin et
commence à laver les pieds des disciples et à
les essuyer avec le linge dont il était ceint.
6 Il arrive ainsi à Simon-Pierre qui lui dit:
«Toi, Seigneur, me laver les pieds»!
7 Jésus lui répond: «Ce que je fais, tu ne peux
le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras».
8 Pierre lui dit: «Me laver les pieds à moi! Jamais»!
Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu
ne peux pas avoir part avec moi».
9 Simon-Pierre lui dit: «Alors, Seigneur, non
pas seulement les pieds mais aussi les mains et
la tête»!
10 Jésus lui dit: «Celui qui s'est baigné n'a
nul besoin d'être lavé, car il est entièrement
pur: et vous, vous êtes purs, mais non pas tous».
11 Il savait en effet qui allait le livrer; et
c'est pourquoi il dit: «Vous n'êtes pas tous purs».
12 Lorsqu'il eut achevé de leur laver les pieds,
Jésus prit son vêtement, se remit à table et leur
dit: «Comprenez-vous ce que j'ai fait pour vous
?
13 Vous m'appelez "le Maître et le Seigneur"
et vous dites bien, car je le suis.
14 Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi
le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi
vous laver les pieds les uns aux autres;
15 car c'est un exemple que je vous ai donné:
ce que j'ai fait pour vous, faites-le vous aussi.
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, un serviteur
n'est pas plus grand que son maître, ni un envoyé
plus grand que celui qui l'envoie.
17 Sachant cela, vous serez heureux si du moins
vous le mettez en pratique.
Admonition 1,14-22
(14) Alors, fils des hommes, jusques à quand
ce cœur lourd ? (15) Pourquoi ne reconnaissez-vous
pas la vérité et ne croyez-vous pas au Fils de
Dieu ? (16) Voici, chaque jour il s’humilie comme
lorsque des trônes royaux il vint dans le ventre
de la Vierge ; (17) chaque jour il vient lui-même
à nous sous une humble apparence ; (18) chaque
jour il descend du sein du Père sur l’autel dans
les mains du prêtre. (19) Et de même qu’il se
montra aux saints apôtres dans une vraie chair,
de même maintenant aussi il se montre à nous dans
le pain sacré. (20) Et de même qu’eux, par le
regard de leur chair, voyaient seulement sa chair,
mais, contemplant avec les yeux de l’esprit, croyaient
qu’il est Dieu, (21) de même nous aussi, voyant
du pain et du vin avec les yeux du corps, voyons
et croyons fermement qu’ils sont ses très saints
corps et sang vivants et vrais. (22) Et de cette
manière le Seigneur est toujours avec ses fidèles,
comme il le dit lui-même : Voici, je suis avec
vous jusqu’à la consommation du siècle.
2. Etre mineur, le choix d’être soi
Ps 131 l’enfant sevré contre sa mère
Chant des montées. De David.
1a Seigneur, il n’a pas été hautain, mon cœur
;
1b ils ne se sont pas haussés, mes yeux ;
1c je ne suis pas allé dans les choses grandes
1d et dans les choses merveilleuses trop pour
moi.
2a Qu’il m’arrive malheur si je n’ai pas placé
sur toi
2b et tenu en silence mon âme
2c comme un enfant sevré sur sa mère !
2d Comme un enfant sevré, ainsi est sur moi mon
âme.
3a Compte, Israël, sur le Seigneur,
3b depuis maintenant et jusqu’à toujours !
Legenda Major chap. 6.5
5. Il dit un jour à son compagnon : « Je ne me
croirai un vrai Frère Mineur que quand je serai
arrivé à l’état d’âme que je vais te décrire .
Voici : Je suis le supérieur de mes frères, je
me rends au chapitre, j’y fais un sermon, je donne
mes avis, et quand j’ai fini, on me dit : « Tu
n’as pas ce qu’il faut pour rester avec nous ;
tu n’as pas fait d’études, tu n’as aucune éloquence,
aucune culture, et tu es borné... » Et je suis
chassé honteusement, chargé du mépris universel.
Eh bien, je te le dis, si je ne reçois pas tout
cela du même front, avec la même allégresse intérieure
et en conservant ferme ma volonté de sanctification,
je ne suis pas, mais pas du tout, un Frère Mineur
! »
3. Etre mineur, le choix de vivre en frères et
sœurs mineurs
Philippiens 2, 1-11
1 S'il y a donc un appel en Christ, un encouragement
dans l'amour, une communion dans l'Esprit, un
élan d'affection et de compassion,
2 alors comblez ma joie en vivant en plein accord.
Ayez un même amour, un même coeur; recherchez
l'unité;
3 ne faites rien par rivalité, rien par gloriole,
mais, avec humilité, considérez les autres comme
supérieurs à vous.
4 Que chacun ne regarde pas à soi seulement, mais
aussi aux autres.
5 Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le
fait en Jésus Christ:
6 lui qui est de condition divine n'a pas considéré
comme une proie à saisir d'être l'égal de Dieu.
7 Mais il s'est dépouillé,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes,
et, reconnu à son aspect comme un homme,
8 il s'est abaissé,
devenant obéissant jusqu'à la mort,
à la mort sur une croix.
9 C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé
et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout
nom,
10 afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse,
dans les cieux, sur la terre et sous la terre,
11 et que toute langue confesse que le Seigneur,
c'est Jésus Christ,
à la gloire de Dieu le Père.
1 Celano 38
38. Tout le monde a entendu parler de l'Ordre
auquel sa charité donna l'impulsion et qui le
compta parmi ses profès. C'est lui en effet qui
fonda l'Ordre des Frères Mineurs, et voici en
quelle occasion il lui donna ce nom. La Règle
comportait cette phrase : « Qu'ils soient petits
» ; or, un jour qu'on lisait la Règle, il interrompit
: « Je veux que notre fraternité s'appelle l'Ordre
des Frères Mineurs. »
Et de fait, ils étaient « mineurs », soumis à
tous , ils cherchaient la dernière place et l'emploi
méprisé qui pourrait leur valoir quelque avanie
; ce faisant, ils voulaient asseoir sur les solides
fondations de la véritable humilité l'édifice
spirituel qui grouperait en une heureuse architecture
l'ensemble des vertus.
Cette solide base une fois assurée, s'éleva le
noble édifice de la charité ; des pierres vivantes,
rassemblées de toutes les contrées du monde, servirent
à la construction du temple de l'Esprit-Saint.
De quelle ardente charité brûlaient ces nouveaux
disciples du Christ ! Quel amour de la vie en
fraternité ! Lorsque plusieurs se trouvaient réunis,
ou bien lorsqu'ils se rencontraient par hasard
sur une route, quelle explosion d'amour spirituel,
le seul amour capable de fonder une authentique
fraternité ! Ils s'embrassaient alors, conversaient
et riaient ensemble, épanouis, bienveillants,
attentionnés, doux et calmes, unanimes dans leur
idéal, prompts et infatigables à se rendre service.
4. Etre mineur, le choix d’être soumis à toute
créature
Luc 1,26-38
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé
par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth,
27 à une jeune fille accordée en mariage à un
homme nommé Joseph, de la famille de David; cette
jeune fille s'appelait Marie.
28 L'ange entra auprès d'elle et lui dit: «Sois
joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur
est avec toi».
29 A ces mots, elle fut très troublée, et elle
se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
30 L'ange lui dit: «Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras
un fils et tu lui donneras le nom de Jésus.
32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut.
Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David
son père;
33 il régnera pour toujours sur la famille de
Jacob, et son Règne n'aura pas de fin».
34 Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il
puisque je n'ai pas de relations conjugales»?
35 L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra
sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira
de son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître
sera saint et sera appelé Fils de Dieu.
36 Et voici qu'Elisabeth, ta parente, est elle
aussi enceinte d'un fils dans sa vieillesse et
elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait
la stérile,
37 car rien n'est impossible à Dieu».
38 Marie dit alors: «Je suis la servante du Seigneur.
Que tout se passe pour moi comme tu l'as dit»!
Et l'ange la quitta.
2 Lettre aux fidèles
(42) Que celui à qui a été confiée l’obéissance
et qui est tenu pour plus grand soit comme le
plus petit et le serviteur des autres frères.
(43) Et à l’égard de chacun de ses frères, qu’il
fasse miséricorde et qu’il ait la miséricorde
qu’il voudrait qu’on lui fasse s’il était dans
un cas semblable. (44) Et qu’il ne se mette pas
en colère contre un frère à cause d’un délit de
ce frère, mais qu’en toute patience et humilité
il l’avertisse avec bienveillance et le supporte.
(45) Nous ne devons pas être sages et prudents
selon la chair, mais nous devons plutôt être simples,
humbles et purs. (46) Et tenons nos corps dans
l’opprobre et le mépris, car tous par notre faute
nous sommes misérables et putrides, fétides, et
des vers, comme dit le Seigneur par le prophète
: Je suis un ver et non pas un homme, l’opprobre
des hommes et l’abjection du peuple. (47) Nous
ne devons jamais désirer être au-dessus des autres,
mais nous devons plutôt être des serviteurs et
soumis à toute créature humaine à cause de Dieu.
5. Etre mineur, le choix de partager la pauvreté
de la condition humaine
Jean 19,1-10
1 Alors Pilate emmena Jésus et le fit fouetter.
2 Les soldats, qui avaient tressé une couronne
avec des épines, la lui mirent sur la tête et
ils jetèrent sur lui un manteau de pourpre.
3 Ils s'approchaient de lui et disaient: «Salut,
le roi des Juifs»! Et ils se mirent à lui donner
des coups.
4 Pilate retourna à l'extérieur et dit aux Juifs:
«Voyez, je vais l'amener dehors; vous devez savoir
que je ne trouve aucun chef d'accusation contre
lui».
5 Jésus vint alors à l'extérieur; il portait la
couronne d'épines et le manteau de pourpre. Pilate
leur dit: «Voici l'homme»!
6 Mais dès que les grands prêtres et leurs gens
le virent, ils se mirent à crier: «Crucifie-le!
Crucifie-le»! Pilate leur dit:
«Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le; quant à
moi, je ne trouve pas de chef d'accusation contre
lui».
7 Les Juifs lui répliquèrent: «Nous avons une
loi, et selon cette loi il doit mourir parce qu'il
s'est fait Fils de Dieu»!
8 Lorsque Pilate entendit ce propos, il fut de
plus en plus effrayé.
9 Il regagna la résidence et dit à Jésus: «D'où
es-tu, toi»? Mais Jésus ne lui fit aucune réponse.
10 Pilate lui dit alors: «C'est à moi que tu refuses
de parler! Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir
de te relâcher comme j'ai le pouvoir de te faire
crucifier»?
Anonyme de Pérouse
20a. - Parmi ceux qui les voyaient et entendaient,
beaucoup les tenaient pour des imposteurs ou des
fous. Et chacun de déclarer : « Pas question de
les recevoir chez moi : ils seraient bien capables
de me vider la maison ! » Un peu partout on les
traitait donc fort mal, et bien souvent il leur
fallait passer la nuit sous le porche des églises
ou des maisons.
20b. - Ce fut en ce temps-là que deux frères
arrivèrent à Florence. Ils tournaient dans la
ville, cherchant en vain un toit que tous leur
refusaient. Finalement, passant devant une maison
qui possédait un porche où l'on voyait un four,
ils se dirent l'un à l'autre : « On pourrait bien
loger ici ! » Ils demandèrent donc à la maîtresse
de maison de vouloir bien les accueillir chez
elle. Sans hésiter une seconde, elle leur opposa
un refus catégorique. Ils la prièrent alors de
leur permettre au moins de passer cette nuit-là
à côté du four.
20c. - A cela, elle voulut bien consentir. Mais
quand son mari rentra, il lorgna les frères installés
sous le porche, tout contre le four, et se mit
aussitôt à tempêter : « En voilà des idées d'héberger
pareille racaille ! » Sa femme rétorqua : « Je
me suis refusée à les recevoir chez nous ! Tout
ce que je leur ai permis, c'est de passer la nuit
dehors, sous le porche. Ils ne pourraient guère
nous y voler que quelques bûches ! » Et comme,
précisément, ils croyaient bien avoir affaire
à des fripouilles, ils se refusèrent à leur prêter
quoi que ce soit pour se couvrir contre le froid
qui était fort vif en la saison.
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